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Juillet 2014 : Les « Meiselockeriades » de Charles Frédéric Kettner

Grand nom de la littérature dialectale, Charles Frédéric Kettner a acquis sa renommée à la fin du 19e siècle, entre autres pour ses publications satiriques : les « Meiselockeriades ». Le recueil So sin m'r halt, publié en 1897, en réunit un grand nombre. Pour la plupart, ces textes soulignent l’engagement de Kettner pour la cause alsacienne, contre l’intégration de sa région au Reich allemand.

Les « Meiselockeriades » de Charles Frédéric KettnerLes « Meiselockeriades » de Charles Frédéric Kettner

Fidèle à la devise de la comédie « castigat ridendo mores », Kettner use du rire pour mieux dénoncer les travers de la société dans laquelle il vit. Dans ses textes, il regrette notamment la disparition du Strasbourg de son enfance, au gré des grands travaux menés par les autorités allemandes. Plus de dix ans après l’inauguration du Palais universitaire, il publie la satire Uf d’r Universität, dans laquelle il se moque d’une famille misérable dont l’un des membres a préféré aller à l’université plutôt que d’apprendre un métier pour améliorer son quotidien. Dans un autre texte, D’r elektrisch Tramway, l’auteur regrette la perte de sa tranquillité consécutive à l’irruption dans l’espace urbain de cette machine hurlant « comme un damné » à travers les rues de la ville. Autre nouveauté de l’époque moquée par Kettner : le vélo qui « fascine tout le monde », au point qu’on en abandonne la marche ou le cheval.

Les « Meiselockeriades » de Charles Frédéric KettnerLes « Meiselockeriades » de Charles Frédéric Kettner

Par sa satire de la vie quotidienne strasbourgeoise des années 1880-1890, Kettner traduit par le rire les petits tracas quotidiens d’une ville et d’une époque bouleversées par les innovations contemporaines.  

Les « Meiselockeriades » de Charles Frédéric KettnerLes « Meiselockeriades » de Charles Frédéric Kettner

En savoir plus :

So sin m'r halt. Meiselockeriade  

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