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Mai 2016 : La réouverture du Musée national Jean-Jacques Henner

Le 21 de ce mois de mai marquera la réouverture du Musée national Jean-Jacques Henner à Paris. C’est l’occasion de redécouvrir l’œuvre d’un peintre, né à Bernwiller dans le Haut-Rhin en 1829, qui se distingue par une démarche mêlant idéalisation, réalisme et référence à la Renaissance italienne. Une peinture privilégiant des portraits et notamment ceux d’emblématiques femmes à la chevelure rousse.

Élève de l’École des Beaux-arts de Paris, Henner obtient le Prix de Rome en 1858. Marqué par les tableaux du Caravage, de Raphaël, de Corrège ou de Titien, sa palette s’éclaircit après son voyage italien. Après son retour en France en 1864, il s’installe à Paris dans le quartier de Pigalle et expose régulièrement au Salon jusqu’en 1903.  Il rencontre un grand succès à partir de 1870, et après l’annexion de sa région natale par l’Allemagne, il opte pour la nationalité française et peint, avec Elle attend, le portrait d’une jeune Alsacienne espérant le retour à la France. Une image forte inscrite dans les esprits des contemporains de la difficile naissance de la IIIe République.

Elle attend, 1871 Musée national Jean-Jacques Henner: © RMN-GP  Franck RauxElle attend, 1871 Musée national Jean-Jacques Henner: © RMN-GP Franck Raux

Reconnu pour son art maîtrisé du portrait, Henner est élu à l’Institut en 1889 et reçoit le plus haut grade de la Légion d’honneur en 1903. Il mène finalement une carrière officielle comblée d’honneurs, alors que sa peinture ne correspond pas véritablement à l’idéal prôné par l’Académie. À sa mort en 1905, Henner est un artiste reconnu dont l’œuvre est très largement diffusée par la gravure et la photographie.

La vérité, entre 1889 et 1902, Musée national Jean-Jacques Henner: © RMN-GP  Gérard BlotLa vérité, entre 1889 et 1902, Musée national Jean-Jacques Henner: © RMN-GP Gérard Blot

C’est en 1921 que Marie Henner, veuve du neveu de Jean-Jacques Henner, décide d’acheter un hôtel particulier de la plaine Monceau à Paris pour y exposer les œuvres de son oncle qu’elle souhaite donner à l’État. Le musée ouvre ses portes en 1924, la donation est officiellement acceptée par l’État deux ans plus tard. Une première campagne de travaux est réalisée en 2008-2009, suivie d’une seconde en 2014-2016. Désormais, l’ensemble du bâtiment a retrouvé son architecture d’origine et offre un écrin de choix aux plus belles réalisations de Jean-Jacques Henner.

Saint-Sébastien, 1888, dépôt du Musée d'Orsay, Musée national Jean-Jacques Henner: © RMN-GP  Franck RauxSaint-Sébastien, 1888, dépôt du Musée d'Orsay, Musée national Jean-Jacques Henner: © RMN-GP Franck Raux

En attendant la publication du catalogue qui accompagne cette réouverture, la BNU propose de nombreux ouvrages sur l’œuvre du peintre :

Sensualité et spiritualité : à la recherche de l'absolu : Jean-Jacques Henner, 2012

Jean-Jacques Henner : face à l'impressionnisme, le dernier des romantiques, 2008

Musée national Jean-Jacques Henner : catalogue des peintures, 2003

 

En savoir plus :

http://www.musee-henner.fr/

Musée national Jean-Jacques Henner : de la maison d'artiste au musée (en commande : à paraître)

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