BNU

New erfundne Heylsame, und bewärte artzney, gewisse hilff unnd radt, nit allein die Frantzosen oder bösen blatern, sunder auch andere sorgliche schwere kra[n]ckheyt mangel und gebreche[n], menschlichs leibs .. gründtlichen ... zů vertreiben, heylen und Curieren, mit ... gebrauch ... des Indianischen holtz Guaiacum ... genennet, yetzund newlich erfunde[n], und an tag geben. Durch M. Gualtherum H. Ryff

Strasbourg] : [Getruckt bey Balthassar Beck], 1541

In-8. 114 f. non numérotés, 4 gravures sur bois dans le texte, reliure moderne en parchemin.

Réf. VD16 R 3974

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Parmi les grandes nouveautés apparues à la Renaissance figure malheureusement une maladie mortelle : la syphilis. S’étant répandue en Europe à partir de certains ports méditerranéens, le mal vénérien a atteint toutes les villes du continent, et trouva la population bien désemparée. Les meilleurs médecins se sont penchés sur cette maladie et ont essayé diverses cures, souvent sans succès. Cette nouvelle plaie est venue s’ajouter aux autres causes infectieuses de décès, déjà nombreuses à cette époque. Avant la découverte de la pénicilline, aucun remède ne fut efficace. Divers ouvrages ont traité de cette maladie dès son apparition. Celui-ci n’est pas un des premiers mais il s’inscrit dans la production scientifique abondante sur la question.
Le « mal français » aussi appelé en alsacien « Blatern » pouvait être mortel dans ses stades avancésLe « mal français » aussi appelé en alsacien « Blatern » pouvait être mortel dans ses stades avancés

Il s’agit ici de la première édition de ce rare traité sur le bois de gaïac. Sans noter sa source, Ryff utilise les informations publiées par Alfonso Ferro sur le « bois saint ». Ferro était le médecin particulier du pape Paul III et soignait avec la poudre de ce bois non seulement la syphilis, mais aussi toutes sortes d’autres maladies et proposa ce médicament sous plusieurs formes différentes. On trouve entre autres dans ce livre une description très précise de la fabrication d’un vin de gaïac.

Les gravures présentes dans l’ouvrage montrent des récipients utiles à la préparation du bois de gaïac et des divers médicaments que l’on peut en tirer.

Deux récipients utiles à la fabrication du remèdeDeux récipients utiles à la fabrication du remède 

Walther Hermann Ryff (ou Rivius, ou encore Reiff, Strasbourg vers 1515 – vers 1565) était médecin, chirurgien et anatomiste. Il fit ses études à Bâle et à Paris vers 1535 en même temps qu’André Vésale, avant de s’installer dans sa ville natale, qu’il est contraint de quitter pour s’installer à Mayence. Il fut critiqué par de nombreux confrères pour ses plagiats,  pour l’inexactitude de certaines planches, mais on reconnaît qu’il mit dans ses ouvrages quelques apports personnels intéressants. Il est l’auteur du premier manuel d’anatomie rédigé en langue allemande (1541) et certains de ses livres furent traduits en latin par des éditeurs parisiens. Cet ouvrage concernant le bois de gaïac vient compléter une série presque complète de ses publications.

 

Cote : R.105.683

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