Seuchenlazarett der Armeeabteilung Gaede
Rechercher un numéro
|
|
Années |
Mois |
Jour |
N° |
|
|
|
|
|
|
|
Visualiser le fichier correspondant
|
Création, périodicité et durée
Ce journal illustré du front des Vosges fut publié pour la première fois en 1916
par C. Wessang pour l'Hôpital militaire de la Armeeabteilung Gaede, à Logelbach
(Haut-Rhin). D'abord bimensuel, il paraît ensuite tous les 10 jours environ,
dans un format de 8 pages à partir du n° 6 (1916).
Le journal parut avec l'autorisation du médecin-chef de l'hôpital militaire de
Colmar.
À partir du n° 20 (1917), la rédaction du journal est située dans la
« Station épidémiologique de la division 38 de l'Hôpital militaire A,
Théâtre municipal de Colmar ». Après le n° 25 (1918), il devient en outre
le journal des hôpitaux militaires de la Armeeabteilung B.
Le dernier numéro paru est le numéro 42 de 1918.
Fabrication, tirage et diffusion
Les numéros 1 à 4, puis 12 à 42, du Bacillus verus furent imprimés en
lithographie et en couleurs par Albert Jess à Colmar. Le n° 5 fut hectographié
et les numéros 6 à 11 de nouveau lithographiés, mais, semble-t-il, dans une
autre imprimerie que celle de Jess.
Le tirage, assez réduit pour les premiers numéros (100 à 150 exemplaires),
atteignit ensuite 1000 à 1500 exemplaires. Les prix, eux, changèrent
constamment. À titre d'exemple, le numéro 7 (1916) coûtait 15 Pfennig, le
numéro 9, 20 Pfennig, et le numéro 12, 25 Pfennig. Le journal était diffusé en
Allemagne par les éditions Franckh de Stuttgart.
Rédaction et illustrations
D'abord publié par C. Wessang, le journal est ensuite dirigé par le brancardier
Renatus Schaeffer (à partir du n° 5 de 1916), puis, en 1917, par Adolf Löhr, à
son tour remplacé fin 1917 par l'aumonier militaire Augustin Schuldis. À la
même époque, la trésorerie du journal est prise en charge par le docteur Rihm
de la division C 38 de l'hôpital militaire.
Parmi les illustrateurs du journal, on compte notamment C. Duchmann, M. Ebel, E.
Hemmerle, le fantassin Walter Kost, le peintre munichois Karl Maria Lechner
(qui collabora surtout au Drahtverhau),
E. Mangold, le peintre munichois Otto Obermeier (autre collaborateur du
Drahtverhau ), le peintre Kurt Preissler, Walter Rössler, W.
Rost, l'illustrateur, sculpteur et graveur alsacien Camille Rudmann (ou Ruthmann), Renatus Schaeffer, l'illustrateur
alsacien Léon Stein, O. Thiele, J. Uberal.
Pour les textes, on note en particulier les contributions de : l'enseignant et
écrivain Ludwig Bäte, Hans Heinrich Bormann, l'écrivain et journaliste Fritz
(ou Friedrich Wilhelm) Droop, l'infirmière et écrivaine alsacienne Erika
Grupe-Lörcher, le professeur de théologie Engelbert Krebs, le poète Wilhelm
Lindeck, Adolf Löhr, l'écrivain et historien pangermaniste Franz Lüdtke (que
l'on retrouve aussi dans Die Feldgraue, journal de la 50e division
d'infanterie, et dans Vogesenwacht),
Johannes Mittelberger, le poète bavarois Georg Queri (qui publia aussi dans le
Drahtverhau, le Kriegszeitung für das XV. Armeekorps, et
le Seille Bote), l'écrivain alsacien Auguste Riehl, Renatus Schaeffer,
l'historien alsacien Auguste Scherlen, l'aumonier militaire Augustin Schuldis,
Erik Seel, le pharmacien-chef Stoever, Hans Sturm, Georg Lewin, le poète
Heinrich Zerkaulen (également publié dans les journaux Die Feldgraue, Die
Mauer, et Seille Bote).
Évolutions et curiosités à noter
On notera d'abord que chaque numéro se terminait par deux pages d'annonces
publicitaires pour les commerces et entreprises de Colmar.
Parmi les numéros spéciaux, on retiendra notamment : le n° 4 de 1916, spécial
Pâques ; le n° 16 (décembre 1916), numéro spécial Noël à Colmar ; le n° 22,
dédié aux sans abris de la ville de Munster (Haut-Rhin) ; le n° 23 de 1917, qui
est un « Vogesen-Nummer » (numéro spécial Vosges).
En outre, le n° 39 de 1918 est un numéro spécial Kaysersberg, qui
contient notamment un portrait de Geiler de Kayserberg d'après Tobias Stimmer
par l'illustrateur alsacien Léon Stein, accompagné d'une présentation de Geiler
par l'historien alsacien Auguste Scherlen.
Le dernier numéro (n° 42 de 1918) contient une vue bicolore de la Cathédrale de
Strasbourg sur une double page.
Enfin, on note l'intervention de la censure sur la légende d'une illustration
dans le n° 17 de 1917.
Corpus numérisé :
N° 1 (1916) à 42 (1918) [lacunes]
Cote(s) BNU :
D.517