2. Bataillon, 19. Reserve-Infanterie-Regiment

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Création, périodicité et durée
Le premier numéro est publié le 5 mai 1915 par l'adjudant H. Halder, assisté de
quelques camarades. Il est destiné au 2e bataillon du 19e
régiment d'infanterie de réserve bavarois stationné dans les Vosges, près de
Sondernach (Alsace), puis dans la région du col d'Hilsenfirst (Vosges), et
enfin dans la Somme. Ce journal de tranchées est proche par son contenu et sa
forme de Die Sappe, journal destiné au 2e
bataillon du même régiment, avec lequel le Schützengrabenzeitung fusionne
après son dernier numéro (n° 12), en octobre 1916. Mensuel du n°6 jusqu'au n°
11 (avril 1916), il compte le plus souvent 8 pages, parfois seulement 4 ou 5,
certains versos n'étant pas imprimés.
Fabrication, tirage et diffusion
Les cinq premiers numéros furent hectographiés (impression à partir d'une
matrice autographe sur pâte de gélatine), puis le journal fut, comme d'autres
journaux de tranchées des Vosges (Die
bayerische Landwehr, Die Sappe,
Die Patrulle, Vogesenwacht,
Der Drahtverhau) imprimé chez Albert
Jess, à Colmar (en caractère Antiqua). Le tirage atteignait alors les 2000
exemplaires.
Le journal semble avoir été vendu au prix de 10 Pfennig (comme le mentionne le
n° 4).
À noter que les numéros 7 et 9 furent imprimés en deux couleurs.
Rédaction et illustrations
Le journal est publié par l'adjudant H. Halder et Jakob B. Schmitt, assistés par
quelques soldats de la 8e compagnie du 2e bataillon (le
lieutenant F. Mc Carty et le caporal L. Vierstein signent par exemple des
poèmes). Les illustrations sont l'oeuvre de Jakob B. Schmitt, qui collaborera
ensuite à l'iconographie de Die Sappe.
Évolutions et curiosités à noter
Sous l'en-tête, un texte liminaire précise dès le premier numéro : « Responsable
éditorial : personne, car personne ne veut non plus être responsable de la
guerre. Paraît quand il peut. »
À noter, dans le numéro 7, le dessin d'un abri fortifié qui est présenté comme
le siège du journal.
À partir du n° 8, le journal publie une histoire du régiment en feuilleton (Ein
Jahr Regiment Jaud) et, dans le numéro 12, un hommage aux camarades
tombés dans la Somme.
Corpus numérisé :
N°s 1 (1915) à 11 (1916) [Manque le n°5]
Cote(s) BNU :
D.12.073