L'Orient inattendu, du Rhin à l'Indus

Art
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À l'occasion du 150e anniversaire de la fondation de la Bibliothèque nationale et universitaire et de l'Université de Strasbourg, l'exposition L'Orient inattendu, du Rhin à l'Indus, invite à porter un regard nouveau sur l'histoire de la ville et de la région sous l'angle des relations avec l'Orient et plus précisément les terres d'Islam. Une exposition événement en partenariat avec les Musées de Strasbourg et le Musée du Louvre

Mosquée d’Omar côté ouest, Auguste Salzmann, 1854, calotype monté sur carton, 16 x 22 cm, Dans : Jérusalem : étude et reproduction photographique des monuments de la Ville sainte, depuis l’époque judaïque jusqu’à nos jours, Paris, Gide et J. Baudry, Editeurs, 1856, Strasbourg, Bnu, R.331, Acquis avec le soutien de la Région Grand Est, Bibliographie : BrossardGabastou 213 ;  Heilbrun 1982

Affiche Orient inattendu

LIEU

Bibliothèque nationale et universitaire

6 place de la République | 67000 Strasbourg

Trams B-C-E-F arrêt République

Salle d'exposition (1er étage)

Entrée libre - sur présentation d'un passe sanitaire valide. 

HORAIRES

Du lundi au samedi 10:00>19:00

Dimanche 14:00>19:00


Fermé les jours fériés

Public

Tout public en visite libre 

Visites commentées pour les particuliers le lundi et jeudi à 17h30, le samedi à 11h00, sur réservation  : 

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Visites commentées approfondie, en compagnie des deux commissaires de l'exposition certains samedis : 

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Parcours jeune public : 
Des livrets d'activités sont proposés aux enfants, adressez-vous à l'accueil de l'exposition !


Commissariat général

Nourane Ben Azzouna (Université de Strasbourg)

Claude Lorentz (Bnu)

Scénographie et graphisme

Céline Daub et Clara Emo-Dambry

Théodore Deck, Plat à décor de style Iznik, v. 1860-1870  Musée Théodore Deck et des Pays du Florival, Guebwiller Crédits : Pictural Colmar

Revisitez l'histoire de Strasbourg et de l'Alsace sous l'angle des relations avec l'Orient

Pourquoi une telle approche ? Outre la présence fréquemment interrogée de l’Islam et de musulmans dans notre société, il existe, dans les collections patrimoniales régionales, des traces matérielles de contacts historiques, parfois très anciens, remontant jusqu’au Moyen Âge. Ces contacts et ces objets patrimoniaux, souvent méconnus, représentent une face inattendue de notre histoire et de notre patrimoine, en quelque sorte une face cachée de nous-mêmes.

Du 18 septembre 2021 au 16 janvier 2022, l’exposition propose d’explorer cette histoire avec un triple fil conducteur : les représentations de l’Orient islamique dans la région rhénane et plus particulièrement en Alsace ; sa réception et son impact dans les sciences, la littérature et les arts ; et enfin les traces de cette réception dans les collections régionales et nationales.

Cette exposition réunit plus de 250 pièces provenant d'une trentaine de provenances différentes : Musée du Land du Bade-Wurtemberg (Stuttgart), Musée Bartholdi (Colmar), Musée de l'Impression du étoffes (Mulhouse), Musées des Arts décoratifs (Strasbourg), etc. 

UN VOYAGE INATTENDU EN 6 ETAPES

La Terre Sainte, lointaine et partagée
Ou la Terre Sainte comme mythe et comme territoire réel convoité, à travers notamment la participation de l’Alsace et de la région rhénane aux croisades et, au-delà des croisades, les autres formes d’échanges liés au pèlerinage et au commerce des produits d’outre-mer.

Les sciences arabo-islamiques, un héritage controversé
Ou le rôle de Strasbourg, mais aussi des autres foyers de l’imprimerie et de l’humanisme rhénans, de Bâle à Haguenau, dans la transmission de textes allant de monuments de la « sagesse orientale » comme les célèbres Fables de Bidpaï aux grands noms de la médecine et de l’astronomie.

Des armes et des fleurs
L'expansion ottomane, qui entraine une proximité nouvelle, fut d’abord effrayante, mais ensuite parut de plus en plus fascinante jusqu’à Goethe qui, découvrant « l’Orient » à Strasbourg, s’exclame : « Si seulement les Allemands avaient écrit leur propre Coran ! ».

Nouveaux regards vers l’Orient au 19e siècle 
L’expédition d’Égypte de Napoléon Bonaparte suivie de l’édition monumentale de la Description de l’Égypte à partir de 1809 ouvre la voie à un nouvel orientalisme au 19e siècle. Artistes, historiens et voyageurs fortunés le plus souvent issus des milieux industriels hautrhinois puisent leur inspiration au Moyen-Orient.  Le 19e siècle est également marqué par l’arrivée de la photographie qui va s’imposer peu à peu sur le marché des représentations de l’Orient, bouleversant ainsi les pratiques artistiques et scientifiques.

L’Orient comme décor
Mulhouse, longtemps surnommée la Manchester française, devient dès le 18e et plus encore au 19e siècle un centre mondial de production d’étoffes, mais également de papiers peints. La Révolution industrielle transforme les techniques de production et accroit les possibilités de diffusion. On assiste à l’essor d’une industrie des arts décoratifs où se développe un courant s’inspirant fidèlement  ou librement de thèmes et de motifs orientaux. 

Explorations, sciences et collections
À la faveur d’une politique impériale ambitieuse, un savoir académique se développe à Strasbourg autour de l’Orient, de l’égyptologie à l’indianisme, dont l’université et la bibliothèque universitaire et impériale deviennent à partir de 1871 les fers de lances et pôles d’excellence.  

Indienne (Inde, 18e siècle), Musée de l'Impression sur Étoffes Crédits : © Mulhouse, musée de l’Impression sur étoffes-David Soye
Gourde (Syrie, 14e siècle), musée du Louvre, département des Arts de l’Islam Crédits : musée du Louvre

SOUTENEZ L'EXPOSITION !

L'Orient inattendu c'est une occasion unique, pour le public, d’accéder à ces œuvres et de les admirer ensemble, dans un parcours qui met à la portée de tous une idée inédite. Pour réaliser cette exposition à la hauteur de cette ambition, la Bnu doit rassembler des moyens humains, scientifiques, techniques et financiers conséquents. C’est la raison pour laquelle la elle fait appel aux mécènes pour soutenir cet événement. 

Pourquoi soutenir l'exposition ?
La Bnu est un établissement public à but non lucratif qui sert l’intérêt général dans plusieurs champs : l’accès de tous au savoir et à l’information ; la formation des jeunes et la recherche ; la préservation d’un patrimoine unique, etc. S’engager aux côtés de la Bnu, c’est servir cet intérêt général avec elle, dans ses champs d’intervention et avec les partenaires publics qui la soutiennent. 

Quelle forme votre soutien peut-il prendre ?
Si vous souhaitez soutenir l’exposition, vous pouvez orienter votre soutien, que vous fixez LIBREMENT et SANS MONTANT MINIMAL, vers trois aspects de l’exposition : soutenir une acquisition prestigieuse faite pour l’exposition, ou bien la restauration de pièces remarquables pour qu'elles puissent être exposées, ou encore le fait même de rassembler ce patrimoine en permettant transport et prise en charge depuis des institutions prêteuses. La liste des oeuvres acquises, restaurées et déplacées figurent dans le dossier détaillé ci-dessous. 

Comment soutenir l'exposition
Si vous souhaitez soutenir l’exposition, la procédure est très simple ! Selon le montant de votre don, vous pouvez soit l'adresser directement à la Délégation au mécénat de la Bnu avec vos coordonnées et l'opération à laquelle vous souhaitez l'affecter (acquisition, restauration ou régie) ; soit prendre contact avec la Délégation pour un don plus important. Tous les détails se trouvent dans le dossier ci-dessous. 

Quels avantages y a-t-il à soutenir cette exposition ?
En soutenant l’exposition, vous vous associez à cette opération durablement.  Outre le fait d'associer votre nom ou votre image à la réussite de cette exposition et à celle de la Bnu, vous bénéficierez également de deux types d’avantages : des avantages fiscaux, dans le cadre du mécénat, représentant jusqu'à 66% de votre don ; des contreparties consenties par la Bnu.

Chaque soutien, quelle que soit sa taille, est précieux. La campagne est ouverte jusqu’à la fin de l’exposition.