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La Revue de la BNU n° 21

Revue de la Bnu

La sortie d’un numéro sur les thèmes de la destruction, du sauvetage et de la reconstitution d’un patrimoine en pleine crise sanitaire est le fruit du hasard, mais ce numéro n’en résonne pas moins d’une façon particulière. Gageons que les leçons qu’il fait ressortir, où l’on voit que les vertus pédagogiques de la catastrophe agissent comme un aiguillon et permettent, au bout du compte, d’en prévenir des dizaines d’autres, sauront aussi parler au lecteur d’aujourd’hui. Un numéro d’actualité, qui vous plonge dans l’histoire de la résilience de notre patrimoine culturel !

La parution de ce numéro de printemps marque aussi les dix ans de La Revue de la Bnu. Dix ans d’une aventure éditoriale que ses fondateurs ont voulue aussi exigeante qu’ouverte, à l’image de l’établissement et des collections qu’il abrite, qui sont autant une ouverture sur le monde qu’une invite à dialoguer avec celles et ceux qui, au-delà des bibliothèques, construisent la culture d’aujourd’hui.  

Sauver, conserver, reconstituer

Description

La destruction, un anéantissement ou un nouveau départ ? Ou les deux à la fois, à l’exemple du phénix (une comparaison souvent utilisée dans l’historiographie concernant la bibliothèque de Strasbourg…) ? De façon plus générale, l’histoire des catastrophes est presque toujours aussi celle de la façon dont on les surmonte, quand on n’en vient pas à considérer, rétrospectivement, à quel point elles ont pu être, à leur façon, formatrices.

Les inondations de Florence, les guerres et leurs ravages, mais aussi les manuscrits découverts sur les bords de la mer Morte ou ces documents qui réapparaissent soudain parce qu’au lieu de les jeter, on les a utilisés pour tout autre chose… Parler de destruction, c’est (quasiment) toujours parler de sauvetage ; et qui dit sauvetage dit, au bout du compte, restitution. Avec les outils d’aujourd’hui, on arrive même à reconstituer, réellement ou virtuellement, ce qu’on pensait à jamais disparu : un parchemin noirci, une page brûlée, une bibliothèque dispersée.

Bnu éditions, printemps 2020 | Livre broché | 21x27 cm. | 138 p. | 19€

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ISBN
978-2-85923-082-1
Année de publication

Sommaire

Le dossier : Sauver, conserver, reconstituer

I. Destruction et sauvetage
> La bibliothèque en Occident : esthétique de la destruction (Frédéric Barbier)
> La bibliothèque de l'institut d'archéologie de Beyrouth dans la guerre du Liban (Frédéric Alpi)
> Florence 1966 : histoire de l'inondation, l'inondation dans l'histoire (Carlo Federici)
> A propos du projet BibliOdyssées : l'Odyssée des livres sauvés (2019) au musée de l'Imprimerie et de la communication graphique (Joseph Belletante)

II. Restauration et restitution
> La préservation matérielle des monuments de l'écrit : une histoire à construire (Lucie Moruzzis)
> La restauration des livres et documents endommagés par le feu : nouveau matériaux et nouvelles méthodes, le projet CREMIB (Melania Zanetti)
> La survie improbable : les livres sauvés par leur matérialité (Malcolm Walsby)
> Des archives au secours d'un manuscrit, ou comment détruire un document pour en sauver un autre (Luana Quatrocelli)

III. Reconstitution et mémoire
> L'odyssée des manuscrits de la mer morte : des fragments au "deep learning" (David Hamidovic)
> Une reconstitution vraiment virtuelle de la bibliothèque de Montaigne (Marie-Luce Demonet)
> Biblissima et la reconstruction des bibliothèques anciennes : ses méthodes, ses données, ses outils et ses rêves (Anne-Marie Turcan-Verberk)

L'objet : Blessés de guerre (Daniel Bornemann)

Portfolio : L'œil du peintre et la guerre de 1870 (Christophe Didier)

L'inédit : La "dédicacite" (Natacha Galpérine-Gillès De Pélichy)