Autour de Persépolis : nouveaux regards sur l’art perse

Conférence/débat / Art
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Une plongée dans l'une des capitales de l'Empire perse en compagnie de Julien Cuny, conservateur au département des Antiquités orientales du musée du Louvre

Persépolis est sans doute l’un des sites archéologiques les plus emblématiques de l’Iran et de l’Orient ancien. Ses ruines, toujours restées visibles à travers les siècles, ont très tôt attiré les explorateurs et ses inscriptions ont contribué au déchiffrement des écritures cunéiformes. Ses vestiges et ses reliefs mêlent des éléments égyptiens, grecs, mésopotamiens, urartéens, combinés dans un petit nombre de thèmes et de formes inlassablement répétés. Cet art, grandiose mais qui a pu aussi paraître monotone, a parfois donné l’impression d’être autant hétéroclite que sans originalité, signe d’un peuple sans tradition artistique et dernier héritier des vieilles civilisations orientales en déclin avant l’arrivée régénérante d’Alexandre le Grand.

Toutefois, les recherches des dernières décennies ont largement modifié ses appréciations souvent négatives, pour tenter de comprendre les logiques internes de l’art perse, les modalités de sa genèse et ses significations dans son contexte de création. On y reconnaît désormais le rôle essentiel et visionnaire du roi Darius Ier et l’on aperçoit davantage la place de ses conseillers comme celle des artistes venus des quatre coins de l’empire pour contribuer à traduire dans la pierre le pouvoir des grands rois de l’empire perse. Plus que l’art des Perses, l’art perse est un art impérial au service d’une idéologie de la puissance atemporelle de la dynastie achéménide.

Auditorium de la Bnu (1er étage) | Vendredi 19 avril | 10:00 | Durée : 2h environ | Sur réservation | Gratuit

Conférence organisée en partenariat avec la Faculté des Sciences historiques de l'Université de Strasbourg.