Les premières traductions de Kari Unksova en France

Conférence/débat / Littérature
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Découvrir les noms inconnus avec André Markowicz : premières traductions de Kari Unksova en France

Rencontre animé par Tatiana Victoroff (Université de Strasbourg)

Les premières traductions de Kari Unksova en France

Nombreux sont les chefs-d’œuvre de la littérature russe qui ont vu le jour en Occident bien avant de paraitre dans leur patrie : c’est à Prague qu’est publié Nous autres d’Eugène Zamatine, c’est à  Milan que parait Docteur Jivago de Boris Pasternak, c’est à Munich  qu’on lit pour la première fois  le Requiem d’Anna Akhmatova, enfin c’est à Paris qu’explose « la bombe littéraire » que fut l’Archipel du Goulag d’Alexandre Soljénitsyne.

C’est encore à Paris qu’est publié le premier volume de poésie de Kari Unksova (1941-1983), voix clandestine mais marquante de la Russie soviétique à la veille de sa disparition, élève de Youri Lotman, en dialogue avec Joseph Brodsky, fondatrice de la première revue féministe russe, aussitôt interdite par le KGB mais éditée parallèlement en français, en portugais et en japonais.

André Markowicz, éminent traducteur des auteurs russes classiques et contemporains, présentera Kari Unksova, sa forte personnalité et son destin tragique. Il vient de faire paraître le premier volume de ses œuvres, La Russie l’été  aux éditions Mesures qu’il dirige. Il évoquera aussi les autres écrivains russes qui, souvent, ont payé de leur vie leur soif de liberté et de droiture, — écrivains qu’il publie, eux aussi, aux éditions Mesures :  Daniil Harms, Marina Tsvétaïéva, Alexandre Blok, Léonid Andréïev.

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