Rencontre avec la traductrice Nelia Vakhovska

Conférence/débat / Littérature
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À l’occasion de la Journée européenne des langues, le Goethe- Institut, ses partenaires EUNIC et la BNU mettent à l’honneur la langue et la culture ukrainienne et invitent la traductrice Nelia Vakhovska à nous parler de son métier, de sa culture, de littérature, de traduction et bien entendu aussi de l’actualité.

Rencontre avec la traductrice Nelia Vakhovska

« J’ai toujours eu beaucoup de peurs : peur des autres, des trains bruyants, de la grande ville et de la solitude. De la page blanche. C’est probablement pour cette raison que la traduction a pris une telle importance dans ma vie – elle m’a ouvert le grand espace de la littérature, tout en restant liée au sentiment de proximité et d’intimité. À 23 ans, je pensais pouvoir me cacher derrière l’auteur(e), faire entendre ma voix littéraire en traduisant, sans me rendre directement vulnérable. La traduction était un manteau protecteur sous lequel je pouvais évoluer sans risque dans le monde chaotique postsoviétique. Mais sous la surface, je me sentais plutôt seule. Dans un pays où la littérature est faible, la critique peu développée et la tradition de traduction brisée, on est vite renvoyé à soi-même et à ses doutes. » (« Wenn es explodiert », Nelia Vakhovska)

Nelia Vakhovska (née en 1980) vit à Kiev en tant que traductrice et critique littéraire. Elle a notamment traduit en ukrainien Martin Pollack, Josef Winkler et Erwin Moser. Elle est cofondatrice de l’initiative « Translators in Action », travaille comme chargée de projets pour la Fondation Rosa Luxemburg de Kiev et organise chaque année l’atelier de traduction germano-ukrainien ViceVersa.

Lun. 26.09 | 18:30 | Rencontre | Auditorium | Gratuit | Sur réservation

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