Rétrospective François Truffaut | Projections
Projection / Cinéma
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Intégrale des films autour d’Antoine Doinel à la Bnu. En parallèle du spectacle « Le roman d’Antoine Doinel » qui sera présenté prochainement au Maillon, Théâtre de Strasbourg – Scène européenne, la Bnu propose de voir ou revoir l’intégralité des films de François Truffaut avec Jean-Pierre Léaud dans le rôle d’Antoine Doinel.
Les quatre cents coups
1959 - durée 1:33
Avec Jean-Pierre Léaud, Claire Maurier, Albert Rémy.
Largement autobiographique, le film raconte l'enfance difficile d'Antoine Doinel, ses relations avec ses parents, ses petits larcins qui lui vaudront d'être enfermé dans un centre pour mineurs délinquants.
À la fin des années 1950, Antoine Doinel, 12 ans, vit à Paris entre une mère peu aimante et un beau-père futile. Il plagie la fin de La Recherche de l'absolu lors d'une composition de français. L'instituteur lui attribue la note zéro au grand désarroi d'Antoine, qui voulait, en fait, rendre hommage à son auteur préféré.
Antoine Doinel éprouve une admiration fervente pour Honoré de Balzac. Il lui a consacré un autel mais la bougie éclairant le portrait de l'écrivain met le feu à un rideau. Le début d'incendie provoque la colère de son beau-père. De plus, malmené par un instituteur autoritaire et injuste, il passe, avec son camarade René, de l'école buissonnière au mensonge. Puis c'est la fugue, le vol d'une machine à écrire et le commissariat. Ses parents, ne voulant plus de lui, le confient à l'« Éducation surveillée ». Un juge pour enfants le place alors dans un Centre d'observation où on le prive même de la visite de son ami René. Profitant d'une partie de football, Antoine s'évade. Poursuivi, il court à travers la campagne jusqu'à la mer.
La spirale dans laquelle le jeune Antoine s'enfonce est décrite avec sensibilité mais aussi avec fermeté. Elle est rendue d'autant plus touchante que le film montre parallèlement la constante bonne volonté maladroite du héros.
Lundi 9 décembre à 20h | Auditorium 1er étage
Tarif : 3€ (paiement sur place le jour de la projection) | Sur réservation
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Baisers volés
1968 - durée 1:30
Avec Jean-Pierre Léaud, Claude Jade, Daniel Ceccaldi, Delphine Seyrig, Michael Lonsdale et Marie-France Pisier.
Antoine Doinel vient de quitter l’armée, où il s’était engagé. Amoureux de Christine Darbon, il fait divers petits métiers : veilleur de nuit dans un hôtel, il se fait renvoyer, ayant participé malgré lui à la découverte d’un adultère par un détective privé. Il se fait embaucher dans l’agence de détectives, mais n’est pas très doué pour les filatures. Le directeur de l’agence lui confie une mission dans le magasin de chaussures de monsieur Tabard, mais Antoine tombe amoureux fou de madame Tabard.
François Truffaut, grand lecteur de Balzac dans sa jeunesse, a plaqué ici l’intrigue du film sur Le Lys dans la vallée. Antoine Doinel y vit littéralement l’intrigue du roman. Mais Fabienne Tabard le rappelle à la réalité : « J’ai lu Le Lys dans la vallée, dit-elle, je suis comme vous, je trouve que c’est très beau, mais vous oubliez une chose c’est que madame de Mortsauf aimait Félix de Vandenesse, ce n’est pas une belle histoire d’amour, c’est une histoire lamentable parce que finalement elle est morte de n’avoir pas pu partager cet amour avec lui… ». Fabienne Tabard propose alors un contrat à Antoine: ils passeront quelques heures ensemble puis ne se reverront plus jamais. Alors initié, il peut susciter le désir de Christine.
Précédé du court-métrage Antoine et Colette - 1962 - 32 min
Avec Jean-Pierre Léaud et Marie-France Pisier. Antoine tombe amoureux de Colette, mais elle le traite en copain. Deuxième volet du cycle Antoine Doinel, trois ans après Les quatre cents coups.
Mardi 10 décembre à 20h | Auditorium 1er étage
Tarif : 3€ (paiement sur place le jour de la projection) | Sur réservation
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Domicile conjugal
1970 - durée 1:40
Avec Jean-Pierre Léaud, Claude Jade et Daniel Ceccaldi.
Christine Darbon marche dans une rue de Paris. Elle porte un étui à violon. Elle s'arrête pour acheter des fruits. On ne voit que ses jambes et le violon. « Voilà Mademoiselle », lui dit la marchande. « Non pas mademoiselle. Madame ! » rectifie Christine. Antoine Doinel a épousé Christine Darbon; toujours instable, il exerce provisoirement un métier inhabituel : il teint des fleurs dans la cour de son immeuble, pour les rendre plus attrayantes. Christine donne chez elle des leçons de violon. Elle est bientôt enceinte et Antoine, qui a perdu son emploi de fleuriste à la suite d’une mauvaise manipulation chimique, entre dans une importante entreprise américaine qui effectue des recherches et expériences hydrauliques. Christine donne naissance à un garçon, qu'elle veut appeler Guylain, mais qui s’appellera Alphonse ; c'est sous ce prénom qu'Antoine le déclare à la mairie. Celui-ci, toujours volage, rencontre une Japonaise, c’est la première fois qu'il trompe Christine. Kyoko envoie à Antoine des petits mots d'amour et les cache dans un bouquet de tulipes. Christine remarque que les tulipes s'ouvrent les unes après les autres laissant tomber les mots sur la table. Christine sent bien qu’Antoine la trompe, et un soir elle l'accueille habillée en Japonaise, de grosses larmes coulant sur ses joues maquillées. Christine et Antoine vont se séparer mais Antoine s'ennuie avec Kyoko. Un soir, au restaurant, alors qu'il dîne avec elle, Antoine quitte la table à plusieurs reprises au cours du repas pour téléphoner à Christine. Antoine retrouve Christine : le couple se reforme.
Samedi 14 décembre à 15h30 | Auditorium 1er étage
Tarif : 3€ (paiement sur place le jour de la projection) | Sur réservation
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L'amour en fuite
Avec Jean-Pierre Léaud, Claude Jade et Dorothée.
Antoine et Christine sont mariés depuis huit ans. Christine donne des cours de violon au Conservatoire, Antoine a écrit un roman. Liliane devient la nouvelle élève et amie de Christine. Liliane écrit des livres pour enfants et Christine devient illustratrice des livres. Antoine aime lire des romans de Colette. Alors il voit des lesbiennes partout : « À ta place je ferais attention », dit-il à Christine. Finalement c'est avec Liliane qu'il trompera Christine. Et Antoine donne une explication qui lui ressemble à cent pour cent. Il avait offert un livre à Liliane et le lendemain il a vu que pour protéger ce livre, elle l'avait recouvert avec du papier journal. Il a été tellement ému qu'aussitôt il a couché avec elle. « Il a besoin d'une femme, d'une maîtresse, d'une petite sœur ou d'une nourrice, d'une infirmière et moi je me sens incapable de jouer tous les rôles à la fois », déclare Liliane à Christine en expliquant sa rupture avec Antoine.
Samedi 14 décembre à 17h30 | Auditorium 1er étage
Tarif : 3€ (paiement sur place le jour de la projection) | Sur réservation
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