Si vous avez manqué "Edo, capitale du livre"…

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L'expo Edo, capitale du livre, a été moment exceptionnel de découverte pour plus de 2300 visiteurs. La #BNUStrasbourg y a participé en assurant la scénographie et le graphisme de l'exposition. 

Une vitrine de l'exposition Edo

Des trésors jamais montrés

Quand des objets d'art japonais s'exposent en France, cela attire, d'ordinaire, un large public. Lorsque ces trésors n'ont jamais été montrés, pas même au Japon, c'est encore mieux. Ce fut le cas pour l'exposition Edo, capitale du livre, qui a fermé ses portes au Studium de l'Université de Strasbourg, le 24 mars dernier, en ayant compté plus d'une centaine de visiteurs par jour. Succès donc, et succès mérité, car ce qui était présenté-là, gracieusement prêté par le musée historique de l'Université Gakushûin, relevait à proprement parler du trésor. Le clou de l'exposition ? trois rouleaux peints de scènes de chasse, issus de la collection de l'ancien premier ministre francophile et lettré Saionji Kinmochi : 20 m de peinture au total ! 

Renaissance gutenbergeoise et pré-modernisme japonais

Le propos de cette exposition était de montrer comment, au début de la période d'Edo (1603-1868), avec la paix retrouvée au Japon qui fait suite à plus d'un siècle de guerres civiles, la transformation de la société a favorisé la diffusion du livre et donc sa transformation - mais une transformation selon d'autres voies que la "Révolution de Gutenberg" en Occident. C'est précisément de ce parallèle, entre Renaissance gutenbergeoise et pré-modernisme japonais, qu'ont débattu O. Deloignon et T. Sasaki, deux éminents spécialistes de l'histoire du livre imprimé de part et d'autre du monde, lors de deux conférences qui se sont tenues l'une à l'Université de Strasbourg, l'autre à la Bnu, à la faveur du Mois de la Culture japonaise organisé par l'Université de Strasbourg. Ces deux conférences ont été enregistrées et seront rediffusées prochainement. 

Un album de l'exposition en cours de création…

Car outre la chance de voir ces trésors inédits - livres accordéons, rouleaux, lamelles de bois inscrites, premiers imprimés à caractères mobiles, premières traductions scientifiques, cartes, itinéraires... - à Strasbourg, la belle aventure de cette exposition fut celle d'une synergie et d'une complémentarité, insufflées par S. Schaal, professeure au Département d'études japonaises, qui ont rassemblé la Bnu, le service des Bibliothèques de l'Université, le Département d'études japonaises et ses étudiants, le Groupe d'études orientales, slaves et néo-helléniques et ses chercheurs, aux côtés de l'Université Gakushûin, dans une même fascination et une même passion. Affaire à suivre ? Qui sait ? Un album de l'exposition est en cours de création, qui donnera à celles et ceux qui auraient manqué l'expo, peut-être, un moyen de se consoler...