Le chemin de l’humanisme
La chute de Troie, c’était d’après certains (Eratosthène) en 1184 avant J.-C. Environ 2460 ans plus tard un auteur italien écrit en latin une sorte de synthèse de l’information transmise par les auteurs antiques et médiévaux. Encore 760 ans, et des élèves latinistes alsaciens et leurs enseignants proposent de ce texte une première traduction française.
C’est le chemin de l’humanisme, qui passe par l’étude des manuscrits et des incunables, donc par les bibliothèques, et en particulier par la Bnu de Strasbourg.
Langues et cultures antiques : Une traduction collaborative : l’œuvre de Guido delle Colonne, Historia destructionis Troiae (chapitre 19)
La Délégation Académique pour l'Art et la Culture s'associe à l'Inspection de Lettres classiques, à la Bnu et aux professeurs participants pour relayer une initiative remarquable : la traduction inédite d'un texte du XIIIe siècle réalisée par des lycéens.
Ce projet a permis aux élèves latinistes de participer à une expérience collaborative unique : la lecture, le décryptage et la traduction d'un texte inédit en français, Historia destructionis Troiae de Guido delle Colonne. Cette initiative repose sur une coopération inter-établissements autour d’une œuvre fondamentale de la littérature médiévale, conservée à la Bnu de Strasbourg.
Réécriture latine du Roman de Troie de Benoît de Sainte-Maure, l’œuvre offre un éclairage précieux sur la transmission des textes antiques et médiévaux. Les élèves ont ainsi découvert le processus complexe de traduction, les spécificités des manuscrits anciens, ainsi que l’évolution des œuvres à travers les siècles. Par groupes, ils ont affiné leurs traductions, tout en explorant la Bnu avec des experts comme Daniel Bornemann, conservateur des manuscrits, et en étudiant des incunables et manuscrits précieux […].
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