De la sérendipité
Depuis plus d’un an et demi, les fonds anglophones anciens de la Bnu font l’objet d’une étude approfondie. Ce travail résulte d’une collaboration étroite entre Anne Bandry-Scubbi, professeure émérite de l’Université de Strasbourg, et Kévin Jung, bibliothécaire. Bien que l’objectif initial de cette recherche ait été d’analyser les provenances du fonds, les deux chercheurs ignoraient où cette exploration les mènerait.
Les archives de la bibliothèque ont permis de reconstituer l’histoire générale de la constitution du fonds, notamment à travers l’appel aux dons lancé par Karl August Barack, premier administrateur de la Bnu (alors appelée KULB), et la création d’un véritable réseau pour les dons et achats en Angleterre et aux États-Unis.
Par ailleurs, l’étude des registres d’inventaire a permis de dresser des portraits de certains donateurs, à travers les ouvrages qu’ils ont légués à la bibliothèque.
Ce lien étroit entre la recherche et la bibliothèque prend ici tout son sens, puisque ce sont les sources premières de la Bnu — archives, registres et livres eux-mêmes — qui servent à écrire cette histoire méconnue.
Retour d'expérience sur le travail des provenances
Le 17 février, une restitution de ce travail a été présentée aux agents de la Bnu. Environ une vingtaine d’entre eux étaient présents au Lab. L’objectif de cette rencontre était non seulement de partager un retour d’expérience, mais aussi de proposer une méthodologie de travail permettant d’adapter cette étude à d’autres fonds. Le travail sur les provenances est en effet un axe prioritaire pour la bibliothèque, et plusieurs agents souhaitent déjà entreprendre des recherches similaires sur leurs propres collections.
L’expertise acquise au cours de cette première phase sera précieuse pour faciliter ces futurs projets. La recherche menée par Anne Bandry-Scubbi et Kévin Jung se poursuit, avec l’ambition d’établir d’autres portraits de donateurs, de collections, d'ensembles d'ouvrages.
Le Lab continuera également de jouer un rôle central, notamment à travers un nouveau projet en cours de développement : la transcription de la correspondance de Barack.