Le « lieu de nulle part » à la Bnu
Utopie, c’est étymologiquement le « lieu de nulle part ». Inventé par Thomas More dans un texte essentiel paru en 1516, le terme désigne un pays imaginaire où vit une société idéalement organisée. Dès lors, les contrées fictives se sont multipliées dans la littérature, la peinture, le cinéma... Et le fantasme d’une société parfaite a orienté les politiques, nourri les idéologies. Les opéras Lohengrin et Guercœur, hantés par cette aspiration, fournissent l’occasion de développer l’édition 2024 du festival Arsmondo autour de l’utopie et des pays imaginaires.
L'exposition Mari en Syrie présentée jusqu'au 26 mai à la Bnu s'inscrit dans cette démarche en soulignant la manière dont archéologues et historiens tentent de recréer cette fabuleuse cité disparue et fondent, en quelque sorte, un autre lieu idéal autour de cette quête.
Mais la Bnu accueillera aussi plusieurs événements à retrouver dans l'agenda autour de la question de l'utopie.